Archives par mot-clé : Panel

Navarin : de la victoire manquée (1915) à la victoire oubliée (1918)

Le 47e Ri est fort lié à la Marne et à la Champagne, que cela soit du fait des terribles pertes consenties lors de l’offensive du 25 septembre 1915 puis les longs mois passés dans le secteur jusqu’à la fin du printemps 1916, ou par les combats de l’été 1918, ceux-là même qui conduisent à l’Armistice du 11 novembre, sans oublier bien entendu le « miracle » de septembre 1914 et les assauts sur le fort de la Pompelle. Pour autant, évoquer l’histoire de cette unité sur cette portion illustre du front de la Grande de Guerre n’est pas chose aussi aisée qu’il n’y paraît. Reposant sur la critique interne et externe des sources, la méthode historique est assurément indissociable de la découverte d’archives. Mais cette science sociale ne saurait se limiter à un répertoire d’action s’incarnant, peu ou prou, en un inventaire documentaire méticuleusement rédigé par des archivistes-paléographes. Réduire l’opération historique à une simple mécanique reviendrait à oublier que ce processus est non seulement autrement plus complexe mais faillible, ce qui implique que la découverte de sources ne va pas nécessairement de soi. Pour le dire autrement, s’il est essentiel de disposer d’une documentation sur laquelle forger une réflexion, encore faut-il, pour que la construction intellectuelle puisse germer, que ce matériau « parle », c’est-à-dire qu’il évoque quelque chose au cerveau du chercheur. C’est précisément là que réside la complexité de la démarche puisque l’esprit humain n’est pas sans failles, loin de là.

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Une histoire sensorielle de la Grande Guerre

L’historiographie du fait militaire et guerrier est pleine de paradoxes. Alors que l’anatomie de la bataille opérée dès la fin des années 1970 par J. Keegan conduit à la prise en compte de l’objet au ras du sol, loin des approches fifres et tambours des kriegspielen d’antan, et ce à grands renforts d’anthropologie, la dimension sensorielle de la séquence 1914-1918 reste, pour une assez large part, reléguée dans un angle-mort des connaissances[1]. Aussi le tournant culturel est-il encore probablement incomplet. Si la discipline s’est focalisée sur la manière dont les acteurs comprennent l’événement, tentant d’approcher au plus près de leur « grille de lecture du réel en cours »[2], on sait pour l’heure très mal comment ils le voient, l’entendent, le sentent, le touchent… en un mot comme en mille le ressentent. Là est tout l’intérêt du colloque organisé par P.-L. Buzzi et N. Régis qui se tiendra les 14 et 15 juin prochain à Strasbourg : proposer une histoire sensorielle de la Grande Guerre.

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Crieur de journaux. Carte postale (détail), collection particulière.

La presse comme source: programme de la journée d’études du 8 juin 2022

Dans le sillage de l’appel à contributions « La presse comme source : retours d’expériences et mode d’emploi » lancé en novembre 2021, j’aurai le plaisir d’accueillir avec mon collègue et ami Alain Collas, le 8 juin prochain, sur le campus de l’Université catholique de l’Ouest – Bretagne-sud à Arradon, une journée d’études réunissant jeunes chercheurs et historiens et historiennes confirmés. Résolument éclectique, pour ne pas dire iconoclaste puisque le premier panel s’intéressera à « la presse avant la presse », le programme entend se présenter comme une sorte de bilan d’étape de cette recherche au long cours, dont l’aboutissement sera un ouvrage collectif.

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Endurer et servir. Expérience(s) de guerre en question

L’une des questions les plus aigües, ayant fait couler le plus d’encre et continuant de susciter bien des constructions intellectuelles, est celle de la durée des guerres. Pour le dire autrement, comment dans un environnement aussi hostile que le champ de bataille les combattants font-ils pour tenir ? Là est une des interrogations majeures de la nouvelle histoire militaire héritée du maître livre de J. Keegan, Anatomie de la bataille, et fortement influencée par les approches culturelles et les apports de l’anthropologie. Cette perspective sensible, comportant notamment une grande attention aux corps, sera au cœur de la journée d’études organisée le 17 septembre 2021 à l’École militaire, à Paris, par le Service historique de la Défense et l’Institut de Recherche stratégique de l’École militaire. Répartis en trois panels distincts, l’ensemble des chercheurs et chercheuses réunis pour l’occasion, provenant d’environnements épistémologiques variés, examineront sur le temps long la question de l’endurance combattante. Des Cosaques du XVIe siècle en Sibérie aux essais nucléaires de la Guerre froide en passant par l’environnement sonore des poilus ou l’expérience des Résistants Daniel Cordier et Jeanne Bohec, c’est une grande diversité de belligérances qui seront examinées.

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Faire face à la défaite 1870-1945

Le Service Historique de la Défense (Vincennes), le Centre Marc Bloch (Berlin), le Centre d’Histoire Espaces et Cultures de l’Université de Clermont-Auvergne (Clermont-Ferrand), l’Institut Historique Allemand (Paris), le Centre International de Recherche de l’Historial de la Grande Guerre / Université de Picardie-Jules Verne (Péronne) et le Zentrum für Militärgeschischte und Sozialwissenshaft der Bundeswehr (Potsdam) organisent les 6 et 7 septembre 2021 le colloque international « Faire face à la défaite 1870-1945. Soixante-quinze ans d’histoire franco-allemande ». Le programme est particulièrement riche et cette thématique ouvre, bien entendu, de nombreuses possibilités. Mettre en perspective la défaite dans le cadre des guerres franco-allemandes de 1870 à 1945, c’est bien entendu se doter d’outils de comparaison pour analyser d’autres conflits. Pour la période qui nous intéresse, on songe bien entendu à l’Indochine (1946-1954) et à l’Algérie (1954-1962). Mais c’est surtout confronter les trajectoires individuelles passant par la péninsule armoricaine à d’autres parcours s’inscrivant dans d’autres espaces et observer s’ils divergent ou non et selon quelles modalités.

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Bretagne/Amérique du Nord : relations et interactions

L’Université de Bretagne occidentale, à Brest, accueillera les 8 et 9 juin 2021 le colloque international « Bretagne/Amérique du Nord : relations et interactions » organisé par le Centre de recherche bretonne et celtique (EA 4451 / UMS 3554). Dans l’esprit des « Rencontres Bretagne/Monde anglophone » ayant permis au cours de la décennie écoulée d’explorer les relations entre Bretagne et Cornouailles, Bretagne et Irlande et Bretagne et Écosse, cette manifestation se propose de faire le point sur les relations qui ont pu exister, et qui existent aujourd’hui, entre les deux aires géographiques, francophone et anglophone, de part et d’autre de l’Atlantique. Il y sera donc question des Etats-Unis mais aussi du Canada.

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Intervention au colloque “Culture et fait guerrier”

Initialement prévu pour se dérouler le 23 juin 2020 et reporté pour cause de crise sanitaire, le colloque « Culture & fait guerrier » organisé dans le cadre du « séminaire jeunes chercheurs » de l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire aura lieu, en ligne, les 1er et 2 octobre 2020.

Le programme de cette manifestation est particulièrement riche et j’aurai pour ma part le plaisir et l’honneur d’intervenir dans un panel très relevé et notamment aux côtés de J.-P. Miller-Tremblay, doctorant dont les recherches sur l’ordre serré avaient captivé l’auditoire des journées d’études du réseau de jeunes chercheurs Une Plus Grande Guerre organisées à Nanterre au début de l’année 2019.

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