On ne dira jamais assez combien les boites à livres sont des inventions précieuses, qui devraient être déclarées d’utilité publique. C’est ainsi en furetant dans un de ces ravissants refuges pour pages cherchant lecteurs que j’ai pu découvrir un ouvrage qui a immédiatement attiré mon attention, le témoignage de François Tisserand, chasseur alpin ayant notamment participé aux redoutables combats du Col du Linge, en 1915, dans les Vosges, sous l’uniforme des 30e et 70e bataillons[1]. Non seulement le volume est publié par une petite maison d’édition associative, ce qui rend probablement sa disponibilité assez relative, mais il porte sur une arme – les chasseurs alpins – et une portion de front – le col du Linge, dans les Vosges – dont j’ignore tout ou presque[2]. D’où le désir de se plonger dans ce volume et de voir en quoi l’expérience de guerre de ce Bressan diffère des Bretons que j’ai l’habitude d’étudier, et qui ne sont que rarement affectés au sein de ces troupes de montagne.

Ce témoignage, s’il ne compte pas parmi les plus célèbres du genre, n’est pas non plus complètement inconnu. D’ailleurs, Y. Prouillet lui consacre une notice dans un riche dictionnaire paru dans la perspective du centenaire[3]. Instructif, ce court article n’insiste toutefois à mon avis pas assez sur le régime d’historicité qui sous-tend l’écriture de ce texte. En effet, François Tisserand explique prendre la plume 50 ans après l’Armistice du 11 novembre 1918, en 1968, contexte qui ne saurait être tenue pour complètement neutre. Y. Prouillet indique que ce témoignage paraît d’abord à Bourg-en-Bresse en 1969, ce qui correspond d’ailleurs à la naissance de l’Association du Mémorial du Linge qui réédite donc ce texte en 2004 et le propose toujours à la vente sur sa boutique en ligne. Autrement dit, c’est moins en tant que poilu qu’écrit François Tisserand qu’en tant qu’ancien combattant, l’impératif du souvenir – il est encore un peu tôt pour parler de « devoir de mémoire[4] – étant rendu d’autant plus urgent que la génération des tranchées arrive au crépuscule de son existence. Né le 8 décembre 1896, il prend la plume alors qu’âgé de plus de 70 ans et décède du reste, d’après ce qu’écrit Y. Prouillet sur le site du CRID 14-18, le 13 septembre 1979[5]. En définitive, c’est d’une époque révolue dont traite le chasseur et lorsqu’il évoque le 14 juillet 1914, il rappelle que « tout devait être grand pour la Fête Nationale que la population comprenait [alors] bien plus comme la fête de la Nation et de l’Armée française que comme la commémoration de la prise de la Bastille » (p. 23).
Dès lors, deux choses l’une : ou ce texte est considéré comme trop postérieur aux faits décrits et donc peu digne d’intérêt ou, au contraire, et dans le sillage de ce qu’a pu démontrer C. Browning, on estime qu’une vie déjà avancée est de nature à libérer l’écriture d’un certain nombre de mécanismes d’auto-censure[6]. C’est bien évidement cette second option qui est privilégiée dans ce billet, approche qui permet d’ailleurs de mieux cerner les évocations précieuses de François Tisserand de sa vie sentimentale et sexuelle au front (p. 133, 213) mais aussi en permission (p. 243 et suivantes) : à son âge, la pudeur n’est probablement plus de mise ce d’autant plus que le discours sur la libération des mœurs n’est peut-être pas sans influer sur le témoignage[7].

S’il est aussi important de saisir le régime d’historicité qui sous-tend l’écriture de François Tisserand, c’est que celui-ci renvoie à des années 1968 qui sont caractérisées d’une part par le premier « affranchissement générationnel » du fait militaire et guerrier, d’autre part par une lente déprise du modèle de virilité lentement construit tout au long du XIXe siècle, et ayant court jusqu’à la guerre d’Algérie, autour de l’expérience de la caserne dans la perspective du champ de bataille[8]. Dans ce texte, l’auteur confesse ainsi ne pas très bien tenir l’alcool (p. 132), alors que le service militaire tient lieu, sur ce point notamment, de véritable rite de passage vers l’âge adulte[9]. De même, le chasseur alpin n’hésite pas à faire part de sa peur et, dès la mobilisation générale, alors que la révolution induite pas la thèse de J.-J. Becker n’a pas encore eu lieu, il confesse : « Une sorte de stupeur ou d’angoisse, quelque chose d’indéfinissable semblant présager d’un grand malheur, envahissait soudain mon esprit d’adolescent » (p. 40)[10]. Puis, une fois dans la zone des armées, que cela soit sur le col de la Chipotte ou au Linge, les aveux se multiplient : « pour tout dire, j’avais peur » (p. 65 mais aussi 125, 193, 242… quand ce n’est pas l’évocation de la « frousse » ou de « la traquette »). Lors d’une attaque allemande sur La Chapelotte, il dit être « très impressionné » tout en étant rassuré par la présence d’un copain à ses côtés avant d’affirmer, trois paragraphes plus tard, : « J’ai peur ! » (p. 118). Le rempart émotionnel prodigué par la camaraderie ne dure donc qu’un temps face à la violence du champ de bataille et le chasseur bressan ne tarde pas à être submergé (p. 123) :
« C’est à ce moment-là que je fus pris d’une frousse terrible. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas. J’aurais aimé partir, changer de place, aller où ? Probablement nulle part. Je m’étais levé et je faisais quelques pas à droite et à gauche. Delhomme s’aperçut de mon émoi et de mon instabilité, il avait dû deviner ma crainte, mon inquiétude. »
La manière dont François Tisserand se décrit est en réalité aux antipodes de l’héroïsme combattant et du modèle de virilité guerrière ayant pu avoir cours à la Belle époque : « Je redescendis la côte à la façon d’un animal bondissant poursuivi par une meute et si rapidement que j’eus à peine le temps d’avoir la trouille, mon inséparable trouille qui ne m’a jamais abandonné durant ma dangereuse carrière de combattant volontaire » (p. 207).

Répétons-le, ce Linge tombeau des Chasseurs est sans doute moins un témoignage de poilu qu’un texte produit par un ancien combattant, et peut-être même un membre de l’Union nationale des combattants (p. 266), pas encore décoré de la Légion d’honneur – il ne la reçoit que le 14 mai 1978 – mais titulaire de la Croix du combattant volontaire et de deux citations, dont l’une à l’ordre de la brigade[11]. C’est bien en tant que tel qu’il s’adresse directement à Henri Duvillard, alors locataire de la rue de Bellechasse (p. 128) :
« Dans la longue lettre que j’avais reçue, était glissé un billet de 20 Frs. Je le montrais aussitôt à mon ami Delhomme qui savait très bien à quoi il allait servir : la quetsche et le pinard du père Gudin.
C’était la fortune ! c’est qu’il était vraiment difficile à un poilu d’être un ‘soldat rupin’ sur le front, et si l’on disait aujourd’hui qu’un combattant touchait encore à cette époque un sou par jour, personne sur notre planète ne voudrait le croire[12].
Et oui ! Monsieur le Ministre ! c’était le prix à ce moment-là, c’est peut-être un peu pour ça que vous devez bien leur redevoir un petit quelque chose à ces braves Anciens Combattants de 14-18. »
Les multiples évocations de la peur sur le champ de bataille contribuent par ailleurs à alimenter une posture victimaire qui est précisément un lieu commun des discours anciens combattants. La guerre, et tout particulièrement les combats du Linge, sont ainsi à plusieurs reprises jugés comme étant « inutiles » (p. 107). En tant qu’homme du rang, il est à l’en croire avant tout victime des « fautes commises par le grand Q[artier] G[énéral] » (p. 135) et il ne se prive pas de critiquer la distribution, pas assez juste à son goût, des citations et Croix de guerre (p. 177 et 233). Sans doute est-ce en définitive cette dimension qui le conduit à souligner, quand il évoque les commémorations du 14 juillet 1914, la présence d’un « petit groupe de bonshommes un peu vieillots, l’insigne vert et noir à la boutonnière : les Anciens combattants de 1870 » (p. 25). N’y a-t-il pas là un subtil autoportrait en guise de mise en abime ? L’hypothèse n’est pas à négliger tant ce texte revêt une réelle dimension littéraire, signe d’un capital culturel certain. Sur sa fiche matricule de recrutement, l’auteur est répertorié comme étant étudiant, mention ultérieurement rayée au profit de celle de « négociant ». La source indique même qu’il est « garagiste en 1937 » mais, au moment de la mobilisation générale, c’est en tant qu’apprenti clerc de notaire qu’il se présente (p. 28)[13]. On mesure à cet instant combien sa sensibilité militaire est radicalement différente de celle d’un Albert Després. D’ailleurs, il est brièvement rappelé à l’activité, lors de la mobilisation générale en septembre 1939, dans une « compagnie de transports », ce qui n’est sans doute pas sans rapport avec sa profession[14].

Cette dimension de témoignage d’ancien combattant n’empêche pas François Tisserand de faire montre d’une forte intériorisation de l’esprit de corps propre aux chasseurs alpins, ceux-ci venant du reste toujours sous sa plume avec une majuscule (voir p. 214 notamment). En d’autres termes, les récriminations de l’ancien combattant par rapport à une reconnaissance qu’il juge insuffisante ne sauraient être confondues avec de l’antimilitarisme. C’est encore une fois moins un poilu qui s’exprime dans ces pages qu’un chasseur alpin, les revendications volontiers victimaires de l’ancien combattant n’étant nullement incompatibles avec une logique de distinction, bien au contraire (p. 157) :
« Ces Chasseurs, quelle discipline ! moi pauvre bleu, il y a longtemps que je m’étais débarrassé de toutes ces petites choses [un nécessaire de couture NDLA]. Cependant le geste amical de l’ancien me fit bien plaisir et je reprenais déjà grande confiance pour l’avenir en compagnie de ces anciens Alpins, Chasseurs de race, pas comme moi, un peu Chasseur Alpin d’adoption. »
Et quand un Allemand a la parole dans ce texte, c’est pour affirmer – stratégie rhétorique éprouvée depuis au moins l’évocation de la bataille des Venettes par César dans La Guerre des Gaules – que les chasseurs sont « les meilleures troupes du monde ! » (p. 175).
Ceci n’empêche nullement François Tisserand d’appréhender sa Grande Guerre comme le font l’immense majorité des contemporains, y compris bretons, par le prisme du métier[15]. Telle mission est ainsi désignée comme un « dangereux travail » (p. 81), vocabulaire que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le texte (p. 159 par exemple), parfois aussi sous une forme plus familière, et peut-être même routinière : le « boulot » (p. 194). L’efficacité des tirs des pièces de 75 et 155 est évoquée par prisme du « rendement » (p. 173), formulation que l’on retrouve assez fréquemment dans les archives militaires, ce qui suggère donc une certaine extimité, mais qui renvoie aussi à la notion de production, et donc au monde économique[16]. Dans ce cadre, le chef est le « patron » (p. 178, 196) et un manque d’activité assimilé à du « chômage » (p. 178). Or, à lire François Tisserand, le recours à ce champ lexical ne renvoie pas à une facilité d’écriture mais résulte bien de cette culture professionnelle des combattants qui permet de saisir l’endurance des poilus. Si le Linge, à l’en croire, s’apparente à une « boucherie » (p. 189), à un « charnier (p. 209), « les courageux poilus ne disent pas que leur travail est terminé et qu’ils vont laisser ça là » (p. 190). Sans surprise, son parcours militaire est assimilé à une « carrière » (p. 207), même si de manière assez paradoxale il ne songe jamais à faire sien le métier des armes.

Comme bon nombre de poilus, l’auteur est marqué par le sort des chevaux et mulets que la mobilisation enrôle également, preuve que cette attention n’est pas le propre des ruraux. En revanche, il ne décrit pas les couleurs des théâtres d’opérations sur lequel il évolue, même lorsqu’il évoque le Linge. Tout se passe comme si son expérience combattante avait été monochrome (p. 164-166 notamment), ce qui là encore n’a rien d’exceptionnel. Ce col n’a pas de couleurs mais est le « sommet tragique où les Chasseurs n’en finissent pas de se faire massacrer » (p. 187).
Si François Tisserand s’engage pour des raisons patriotiques, il n’élude pour autant pas certains effets économiques d’opportunité qui peuvent résulter du conflit. Ainsi, à propos de son père, cordonnier, il confesse que du fait des besoins urgents de l’intendance au cours de l’été 1914, il « n’eut [jamais] une meilleure occasion de vendre son stock de belles chaussures en peau de veau, vache ou de vachettes » (p. 41). D’ailleurs, s’il contracte le 22 août 1914 en la mairie de Bourg-en-Bresse un engagement volontaire pour la durée de la guerre[17], ce n’est pas aussi sans quelques arrière-pensées : « La certitude d’une guerre vite finie et l’espérance d’en tirer avantage pour écouter notre service militaire » (p. 43). Ce faisant, c’est bien l’agentivité de l’acteur qui, ici, se donne à voir.
Ce que François Tisserand dit de son expérience de guerre au sein des chasseurs alpins n’est également pas sans permettre de dresser un certain nombre de parallèles avec les poilus bretons, on l’a dit rarement affectés dans de telles unités. Ce qu’il dit de ses classes au cours de l’été 1914, au sein de la caserne Bayard où le 30e bataillon tient garnison, n’est ainsi pas sans faire songer au 47e RI et à Pierre Herambourg, instructeur à la même époque et malgré-lui d’une guerre qui n’a pas franchement grand-chose à voir avec la bellicosité qui se déploie alors sur les champs de bataille : « Pendant 45 jours, à part quelques cartouches tirées au tir réduit et deux ou trois marches harassantes faites le long du Drac ou de la grande avenue qui mène à Pont-de-Claix, ce ne fut, pour fignoler mon entraînement de futur guerrier, que demi-tour à droite – droite – arme sur l’épaule droite – en avant marche – section halte et reposez armes » (p. 49). Dans ses souvenirs, également tardifs, l’occitan Georges Rovani évoque aussi de semblables scènes[18].

Enfin, il n’est sans doute pas inutile de remarquer combien le témoignage de François Tisserand est exempt de propos politiques, sans que l’on puisse du reste déterminer si ceci renvoie à sa qualité d’ancien combattant – mouvement qui revendique bien volontiers son extériorité au champ partisan – ou si cela est réellement le reflet de son expérience de guerre. À l’en croire, en effet (p. 92)
« Jamais les Chasseurs, dont le plus grand nombre était des cultivateurs, ne parlaient de politique. Je me demande même si quelques-uns d’entre eux auraient pu citer les noms de nos ministres. Moi non plus d’ailleurs. »
De ce point de vue, le Bressan n’est donc pas sans faire songer à la correspondance d’Albert Henry, complètement dépourvue de propos politiques même si elle émane, il est vrai, d’un militaire de carrière, ou aux courriers de Maurice Gastelier, combattant briard qui de ce point de vue est résolument de basse intensité[19]. Les nombreuses évocations d’Adolphe Messimy qui jalonnent le propos font ainsi essentiellement référence au commandant de la 3e brigade de chasseurs alpins et participent d’une vision assez dépolitisée du personnage qui n’est pas conforme à ce que peut dépeindre son biographe, C Robinne, historien qui précisément montre que « le ministre d’hier ne s’efface pas devant le chef de bataillon »[20]. En dernière, instance, sous la plume de François Tisserand, c’est la figure – complètement désidéologisée donc – du « bon chef » qui apparaît, celui qui n’hésite pas à dénoncer le bilan humain d’offensives jugées « inutiles », comme sur le Linge (p. 108-109), ce qui n’empêche par ailleurs nullement l’air « martial » d’un officier aux « paroles énergiques » (p. 148), celui qui fait arrêter une attaque du fait de la destruction « insuffisante » des défenses allemandes (p. 168, voir aussi p. 232-233). En revanche, le passé de ce saint-cyrien partisan de la révision du procès Dreyfus et qui quitte l’institution pour s’engager en politique ne vient jamais dans ces pages, preuve supplémentaire que l’Affaire appartient alors, et depuis longtemps, à une histoire révolue.

On ne saurait donc trop conseiller la lecture de ce témoignage riche, offrant certains passages extrêmement précieux. C’est ainsi par exemple que François Tisserand est un rare exemple de poilu décrivant ce qu’il fait en permission (p. 217 et suivantes)[21]. Mais, en définitive, si ce texte est aussi important, c’est qu’il donne à voir un champ de bataille relativement méconnu du front ouest, ce col du Linge assimilé à « un incroyable holocauste, un vrai merdier » et dont le résultat fut « des Chasseurs massacrés en nombre, pour rien » (p. 267). Autant de formules qui imposent néanmoins de conserver en permanence le régime d’historicité qui sous-tend ce texte.
[1] Tisserand, François, Le Linge tombeau des Chasseurs. Mémoires d’un Chasseur alpin, Orbey, Association du Mémorial du Linge, 2004. Afin de ne pas surcharger inutilement l’appareil critique, les références à cet ouvrage seront dorénavant indiquées dans le corps de texte, entre parenthèses.
Pour l’anecdote, lors de cette visite pour le moins fructueuse à cette boite à livres, j’ai aussi récupéré Pourcher, Yves, Pierre Laval vu par sa fille, Paris, Le Cherche Midi, 2002, volume véritablement stupéfiant et dont la lecture ne laisse assurément pas indemne.
[2] Pour une présentation fort judicieuse malgré un style par bien des égards daté Chasteigner, Lieutenant-colonel de, « Juillet 1915, ces diables noirs du Linge », Revue historique des armées, n°22-2, 1966, p. 73-86.
[3] Cazals, Rémy (dir.), 500 témoins de la Grande Guerre, sl, Editions Midi-Pyrénéennes/EDHISTO, 2013, p. 424-425.
[4] Ledoux, Sébastien, Le Devoir de mémoire. Une formule et son histoire, Paris, CNRS éditions, 2016.
[5] Arch. dép. Ain : 1 R 0402.607.
[6] Browning, Christopher, À l’intérieur d’un camp de travail nazi. Récit des survivants : mémoire et histoire, Paris, Les Belles Lettres, 2010.
[7] Dans une semblable logique on pourra se rapporter, mais à propos des revendications féministes, à Beillon, Raphaëlle, Jeanne Bohec. La saboteuse du Général, Paris, Nouveau monde Éditions / Ministère des Armées, 2026.
[8] Marly, Mathieu, « L’Armée rend-elle viril? Réflexions sur le modèle militaro-viril à la fin du XIXe siècle », Clio. Femmes, Genre, Histoire, n°47, 2018, p. 229-247.
[9] À ce propos voir notamment le classique Roynette, Odile, « Bon pour le service », L’expérience de la caserne en France à la fin du XIXe siècle, Paris, Belin, 2000.
[10] Becker, Jean-Jacques, 1914 : Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses nationales de la Fondation des Sciences politiques, 1977.
[11] Arch. dép. Ain : 1 R 0402.607.
[12] On suivra à ce propos avec attention la thèse en cours de Romain Carlier intitulée « L’argent du poilu : une histoire économique et culturelle des soldes, budgets et dépenses des soldats pendant la Grande Guerre ».
[13] Arch. dép. Ain : 1 R 0402.607.
[14] Arch. dép. Ain : 1 R 0402.607.
[15] Pour de plus amples développements je me permets de renvoyer à Le Gall, Erwan, Une armée de métiers ? Le 47e régiment d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022.
[16] Ibid. et Capdevila, Luc, « L’expérience de guerre d’un combattant ordinaire. Une histoire de la souffrance et de la résignation à partir des sources privées (France 1914-1918) », Modern & Contemporary France, Vol 11, n°1, 2003, p. 57-67.
[17] Arch. dép. Ain : 1 R 0402.607.
[18] Rovani, Georges, Mémoires d’un jeune soldat, Rennes, Tirage de Têtes, 2025.
[19] Thierry, Joël (Lagadec, Yann, introduction de), « Je t’écris dans le fond d’un trou ». Lettres de guerre de Maurice Gastellier (1913-1919), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023.
[20] Robinne, Christophe, Adolphe Messimy 1869-1935 Hérault de la République, Paris, Temporis éditions, 2022, p. 319 et suivantes.
[21] Sur le sujet, voir l’indispensable Cronier, Emmanuelle, Permissionnaires dans la Grande Guerre, Paris, Belin, 2013.
Le texte seul est utilisable sous licence Creative Commons Attribution Utilisation non commerciale Pas d’Œuvre dérivée 4.0 International. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont “Tous droits réservés”, sauf mention contraire.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Erwan Le Gall (31 août 2026). Un chasseur alpin au prisme des Bretons : François Tisserand au Linge. Ar Brezel. Consulté le 10 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16p99
