L’histoire est par bien des égards une discipline ingrate. Au cours de la décennie que j’ai consacrée au 47e RI de Saint-Malo pendant la Première Guerre mondiale, j’ai pu appuyer mes recherches sur un vaste panorama de sources et, notamment, sur une quarantaine d’écrits combattants de toutes sortes : correspondances plus ou moins lacunaires, carnets ou mémoires[1]. Il en a résulté un sentiment diffus. En effet, j’étais certes content d’avoir pu amasser autant d’archives sur une seule et même unité mais, en même temps, étais – et par ailleurs reste – particulièrement conscient du caractère dérisoire de ce corpus. Ayant estimé le nombre d’individus ayant porté l’uniforme de cette unité entre le 1er août 1914 et le 11 novembre 1918 à une dizaine de milliers, le thésaurus constitué équivaut à 0,4% de l’ensemble, soit largement de quoi interroger la représentativité de l’échantillon et, plus encore, inviter à la modestie quant à la portée des résultats obtenus. Mais il faut toutefois prendre garde à ne pas voir le verre trop vide tant la gestion du vide documentaire est un art propre à la discipline. F. Houdecek rappelle ainsi que les quelques 1 700 témoignages de soldats de la Grande Armée sur lesquels les historiens peuvent baser leurs travaux ne représentent que 0,07 % des effectifs, soit une portion encore plus dérisoire[2]. On comprendra donc aisément que la découverte de nouvelles archives privées de poilus du 47e RI, le plus souvent par l’intermédiaire de descendants de ces combattants, soit à chaque fois un moment excitant. Or, ces derniers mois, j’ai été particulièrement gâté puisque, grâce à ces familles, que je ne saurais d’ailleurs jamais trop remercier, j’ai pu approfondir les cas du sous-lieutenant Albert Henry et du commandant Gabriel Dufaure de Citres. Ces exemples montrent combien la connaissance biographique des fantassins d’un régiment pendant la Grande Guerre s’apparente à un véritable tonneau des danaïdes, même en l’absence d’archives du for privé. En témoignent sur ce carnet de recherches les notes récemment consacrées au capitaine Pierre Herambourg ou encore au soldat Albert Després, clerc de notaire qui présente la particularité d’avoir été condamné à mort deux fois. La découverte de ces nouvelles sources, de nature parfois différente, est toujours un moment précieux, permettant de confirmer des conclusions mais ouvrant aussi parfois de nouvelles perspectives. C’est ainsi que la question de la sélection des effectifs restant à Saint-Malo au début du mois d’août 1914, c’est-à-dire n’ayant pas l’honneur de partir pour le front afin de répondre à l’appel de la défense en armes de la patrie, s’est imposée avec une certaine récurrence à travers les figures de Gabriel Dufaure de Citres et Pierre Herambourg, mais aussi, plus récemment, grâce au carnet de Joseph Morel[3].
Né à Guignen, petit bourg du sud-ouest de Rennes, le 2 mai 1891, cet individu a tout du poilu ordinaire. En témoigne une campagne remarquablement plane : envoyé en tant que soldat de 2e classe dans la zone des armées le 13 octobre 1914, alors qu’il est sous les drapeaux depuis plus de deux ans, il est démobilisé au même rang le 20 août 1919 mais muni d’une citation à l’ordre, sur laquelle on reviendra du reste ultérieurement[4]. Rien ne paraît devoir le distinguer de ses camarades, si ce n’est une naissance de père inconnu dûment consignée sur l’état-civil mais à propos de laquelle on ne sait rien de plus[5]. Profitons d’ailleurs de l’occasion pour confesser que l’essentiel de la vie de cet homme nous échappe. On peut juste affirmer, sur la foi de ce qu’il déclare lors du Conseil de révision, qu’il réside à Rennes en 1911, ville où il exerce la profession de garçon de café. Mesurant 1, 58 mètre, il ne présente aucun signe distinctif et est répertorié comme sachant lire, écrire et compter mais sans pour autant être muni de son certificat d’études[6]. Précisons d’ailleurs qu’il s’agit manifestement là d’une erreur, preuve s’il en fallait que la fiche matricule de recrutement n’est pas une archive infaillible, puisque les descendants de Joseph Morel conservent son certificat d’études primaires, obtenu le 4 juillet 1903.

Difficile également de ne pas remarquer la place de la Grande Guerre dans le parcours biographique de ce breton, plus parenthèse dans une trajectoire d’exode rural vers la capitale que véritable rupture. En effet, c’est en tant que garçon de café résidant à Rennes qu’il est incorporé le 8 octobre 1912 au 47e RI. Sans doute que sa situation professionnelle est alors assez instable puisque c’est le métier de « valet de chambre » qui est consigné sur son livret militaire. Toujours est-il que c’est à Paris, en tant qu’« homme d’équipe » au dépôt de chemins de fer de Vaugirard, qu’on le retrouve domicilié après le conflit, d’abord rue du Départ – donc proche de cette gare Montparnasse autour de laquelle gravitent tant de Bretons, et notamment du 47e RI – puis dans le XVe arrondissement. S’il décède à Paris dans le XIVe arrondissement, les liens avec la petite patrie de Guignen ne semblent jamais rompus. En témoigne notamment son mariage en 1922 avec Margueritte Foulon, née dans ce village. Dans le cas de Joseph Morel, la mobilité est tout autant géographique que sociale et le garçon né de père inconnu devient en 1927 « conducteur de train » sur la ligne des Invalides.
Le carnet de ce fantassin du 47e RI laisse entrevoir une expérience de guerre en maints points conforme à ce que l’on peut connaître. Comme tous ses compagnons d’armes, Joseph Morel est un bon exemple de l’intériorisation de cette culture professionnelle des combattants qui conduit les hommes à appréhender le conflit comme un travail certes imposé par les circonstances mais qu’il faut bien faire, ce qui suppose de le gagner[7]. Le gradé est ainsi désigné à plusieurs reprises comme étant le « patron », notamment en avril 1915. Ses camarades sont eux des « collègues » et, sans surprise et comme l’essentiel des poilus, il recourt au terme de « métier militaire » pour désigner sa campagne. Le texte est particulièrement riche en ce qui concerne le sommeil mais également la « malbouffe »[8]. En octobre 1915, Joseph Morel confesse ainsi : « J’avais la taille fine, car mon ventre était littérallement parti dans le dos ». Par ailleurs, il est intéressant de noter que les couleurs ne viennent que difficilement sous sa plume. En mars 1915, il pousse ainsi le vice jusqu’à écrire dans ses carnets : « On nous donne des nouvelles capote (ciel clair), plus commode et pratique que les autres par leur disposition, principalement nombreuses poches et peu de boutons visibles et inutiles ». Joseph Morel ne prend ainsi même la peine de préciser la couleur du ciel dont il est question, comme s’il ne pouvait pas être gris, une couleur que les Bretons connaissent pourtant bien… À moins qu’il ne soit pas en mesure d’en préciser exactement la nature, ce qui par ailleurs n’est pas à exclure[9].
Il n’en demeure pas moins que ce carnet de guerre est passionnant. Malgré une écriture fragile – renvoyant d’ailleurs à la remarque formulée précédemment – et de nature à contredire bien des mythes relatifs à la supposée excellence orthographique des écoliers de la IIIe République[10], cette archive comporte quelques passages absolument remarquables. Ainsi, en octobre 1915, alors que Joseph Morel revient tout juste d’une permission passée à Rennes et dont, d’ailleurs, il ne dit rien : « Nous marchions sur la terre garnie d’ossement et débris humains, datant des attaques allemande de janvier février, Juillet et Août 1915. La grande partie allemande a la lumière des fusée, nous distinguions des bottes, etc… » Mais ceci ne permet en rien de comprendre pourquoi ce fantassin n’est envoyé dans la zone des armées « que » le 13 octobre 1914.

La question mérite en effet d’être posée. Pourquoi est-ce que cet homme qui, lors de la mobilisation générale, a presque deux ans de service militaire dans les jambes, ce qui permet de suppose une instruction au moins avancée et peut-être même en voie d’achèvement, ne part pas pour le front ? Plus encore, pourquoi échappe-t-il aux renforts qui, à grand coups de politique de récupération, permettent de regarnir les rangs du 47e RI passablement clairsemés par les pertes concédées pendant la guerre de mouvements ? Avouons-le de suite : nous n’en savons rien. Il n’est d’ailleurs même pas certain que Joseph Morel ait reçu cela comme une disgrâce, à la manière d’un Gabriel Dufaure de Citres, même s’il convient de demeurer prudent sur ce point. Certes, on l’a déjà souligné, sa carrière militaire est remarquablement plane. Mais il n’en demeure pas moins que la fiche matricule de recrutement de Joseph Morel ne fait mention d’aucune sanction, punition ou condamnation et évoque même une Croix de guerre avec étoile de bronze décernée en octobre 1916 et accompagnée d’une citation à l’ordre du régiment :
« Au front depuis le début de la campagne a pris part à tous les combats ou (sic !) le régiment a été engagé : Guise, La Marne, Reims, Arras (1914), Offensive de l’Artois (9 mai 1915), Le Labyrinthe, offensive de Champagne (septembre 1915), offensive de la Somme (septembre 1916) [. S]ur les différentes parties du front ou (sic !) il a tenu les tranchées en Artois et en Picardie a toujours accompli consciencieusement se rude et glorieuse tâche, sans forfanterie mais sans défaillance. »
Quelle que soit la valeur sur le terrain de Joseph Morel, cette citation à l’ordre pose problème puisqu’elle n’est pas conforme à la réalité de sa campagne. Demeuré au dépôt à Saint-Malo lors des deux premiers mois de la campagne, il ne participe pas aux batailles de Guise et de la Marne, ni aux redoutable combats autour du fort de la Pompelle. On sait d’ailleurs que le natif de Guignen n’est pas le seul poilu du 47e RI à recevoir cette citation. D’autres fantassins de l’unité présentent d’ailleurs les mêmes non-conformités biographiques par rapport à ce texte dont, en définitive, tout porte à croire qu’il est rédigé à la chaîne et décerné de manière aveugle, bureaucratique, descendante[11]. On notera de surcroît que Joseph Morel n’en dit pas un mot dans son carnet, préférant manifestement évoquer la permission qui en a résulté. Quant à la remise de la Croix de guerre, elle est évoquée en des termes assez explicites au début du mois de février 1917 : « on nous remet en douce la croix de guerre, petite séance Pas trop longue et on ne n’ennuie pas ; remise par le patient Lt Gr[12] qui nous dit je ne sais quoi ». Mais si cette citation à l’ordre n’est sans doute pas la preuve la plus probante de l’excellence au combat de Joseph Morel, elle ne permet pas non plus de postuler qu’il est un mauvais élément. Bien au contraire. Aussi la question de son départ tardif, en octobre 1914, pour la zone des armées, reste-t-elle entière.

À ce stade de l’analyse, trois hypothèses peuvent être avancées. La première est, globalement, celle du hasard ou d’une logique propre à l’institution n’ayant aucun sens particulier si ce n’est sa finalité. Cela pourrait, par exemple, être un départ pour la zone des armées décidé uniquement sur la base d’un numéro de matricule au corps. Dans ce cadre, le fantassin serait moins une somme de compétences qu’une poitrine interchangeable uniquement destinée à garnir les rangs. Mais comme aucune archive ne permet d’estimer les contours de cette logique, l’analyse est obligée d’en rester à ce stade même si cela corrobore peu ou prou le statut d’arme non savante, non spécialisée, dans lequel est alors tenue l’infanterie, même d’active.
La seconde hypothèse consiste à mettre en avant cette moindre naissance qui rendrait Joseph Morel indigne de l’honneur de combattre pour la patrie en août 1914. Disons-le de suite : si cette explication ne peut être écartée d’emblée, elle n’a pas ma faveur. En effet, derrière un tel argument, c’est bien l’idée d’une marginalité sociale qui est sous-jacente. Or les archives montrent que si Joseph Morel est effectivement en 1914 de condition modeste, il n’est en aucune cas un exclu. Au contraire, le récapitulatif de ses échanges avec Guignen, tant en termes de courriers que de colis, montre qu’il est loin d’être sans ressources familiales. De même, ses carnets font régulièrement état de « pays » et attestent avec certitude une réelle insertion dans la société de son village d’origine. C’est ainsi que l’on croise avec lui Henry Paty, domestique né en 1886 à Guignen et transféré au 47e RI en provenance du 41e le 13 mai 1915, ainsi qu’Eugène Requintel, cultivateur né en 1892 à quelques kilomètres seulement de Guignen et affecté pour sa part au 70e RI[13]. Mais c’est sans doute la comparaison du parcours de Joseph Morel avec celui de Joseph Macé, mort pour la France sous l’uniforme du 47e RI le 9 mai 1915 et qu’il qualifie dans ses carnets de « grand ami », qui est la plus stimulante pour notre réflexion. En effet, ce cultivateur né à Guichen, comme Eugène Requintel, le 21 janvier 1891 est incorporé au 47e RI, pour y effectuer son service militaire, le 8 octobre 1912, c’est-à-dire en même temps que Joseph Morel. Mais là s’arrête la comparaison. En effet, Joseph Macé accède à la 1e classe le 19 novembre 1913 et compte parmi les éléments quittant Saint-Malo pour le front dans la nuit du 6 au 7 août 1914. Le 16 septembre 1914, preuve sans doute de l’ampleur des pertes parmi les cadres de contact au sein de l’unité, il est nommé caporal[14]. Comment expliquer un tel décalage entre ces deux trajectoires ?
C’est là qu’une troisième hypothèse peut être formulée, celle d’un esprit bien peu militaire, à l’instar par exemple d’un Georges Rovani. Bien des passages du carnet de Joseph Morel invitent en effet à pencher pour cette explication même si, encore une fois, c’est la prudence qui doit demeurer de mise. C’est ainsi qu’il écrit le 28 octobre 1914 : « repos dans les cantonnements à passer des revues, qui nous les casses ». Langage fleuri employé dans un texte qui n’est vraisemblablement pas destiné à être lu, ce qui a sans doute pour effet de désinhiber la plume, mais qui n’en est pas moins révélateur. Un an plus tard, le fantassin de Guignen explique : « le Général me tombe sur le rab. pour mes souliers plein de terre et mon casques poussierreux enfin a par le bruit ça passe tout de même », manière subtile de témoigner d’un rapport pour le moins distant à la hiérarchie. En janvier 1918, il confesse que les « revues et rassemblements » imposés pour cause de « pochardise » le « rasent ». Dès lors, il n’est pas difficile de penser que Joseph Morel, peu motivé par le métier militaire, ne fait rien pour se distinguer, encore pour moins pour sortir du rang, et que c’est cela qui en définitive permet d’expliquer qu’il ne compte pas parmi les éléments quittant Saint-Malo dans la nuit du 6 au 7 août 1914.

Néanmoins, afin de se garder d’une interprétation qui serait outrancière, il convient d’avoir à ce stade de la démonstration trois éléments à l’esprit. En premier lieu, on remarquera que le profil de Joseph Morel est différent de celui d’un Gabriel Dufaure de Citres, demeuré au dépôt précisément en raison de ses compétences professionnelles, voire même d’un Pierre Hérambourg, instructeur expérimenté à qui l’on confie jusqu’à Noël 1914 les nouvelles recrues et récupérés. Mais, en second lieu, il convient de souligner qu’il ne s’agit aucunement pour nous de mettre en avant la moindre incapacité professionnelle chez Joseph Morel. Son parcours ultérieur, après le conflit, permet d’ailleurs de s’en convaincre assez aisément. Ce qui est vraisemblablement en jeu ici c’est son manque d’esprit militaire, que celui-ci d’ailleurs soit réel ou supposé. Car, et c’est le troisième point qu’il importe de mettre en lumière, ce qui parait absolument déterminant ici est la perception de l’homme du rang par ses supérieures hiérarchiques. En mars 1915, quand Joseph Morel est nommé téléphoniste, il explique dans son carnet devoir cette affectation au lieutenant-colonel Jean Morris commandant le régiment. Peu importe que cela soit ou non vrai. Il est en effet assez douteux qu’un chef de corps s’occupe personnellement de l’affectation d’un homme du rang. Ce qui doit en revanche retenir l’attention c’est l’idée que l’avancement ou l’affection à un poste particulier dépend quand même en assez large partie de l’opinion, favorable ou non, d’un supérieur hiérarchique. Et c’est, en la circonstance, ce qui doit, selon toute vraisemblance, expliquer que Joseph Morel ne rejoigne la zone des armées « que » le 13 octobre 1914. Même si ce regard, relevant pour l’essentiel d’une réalité infra-archivistique, nous échappe le plus souvent.
[1] Le Gall, Erwan, Une armée de métiers ? Le 47e régiment d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022, p. 14-17.
[2] Houdecek, François, Vivre la Grande armée. Être soldat au temps de Napoléon, Paris, CNRS Éditions, 2023, p. 13.
[3] Archives privées famille Prats : Carnet de guerre 1914-1918 de Joseph Marie Morel. Sauf mention contraire, les éléments de ce billet proviennent de cette source.
[4] Arch. dép. I&V : 1 R 2093.604.
[5] Arch. dép. I&V : 10 NUM 35127 617, acte n°42.
[6] Arch. dép. I&V : 1 R 2093.604 ; Maurin, Jules, Armée, guerre, société, soldats languedociens (1889-1919), Paris, Publications de la Sorbonne, 1982, p. 46-47.
[7] Pour une approche rapide je me permets de renvoyer à Le Gall, Erwan, « 14-18, la guerre déjà comme un métier », Soldats de France, magazine du Ministère des Armées et des anciens combattants, n°24, été 2026, p. 28-30.
[8] Sur ce point je me permets de renvoyer à Le Gall, Erwan, « (Mal)manger au 47e régiment d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale : pratiques et répercussions », in Le Bras, Stéphane & Marache, Corine (dir.), La Malbouffe. Une histoire des mauvaises pratiques alimentaires de l’Antiquité à nos jours, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2025, p. 153-168.
[9] Pour alimenter la réflexion on renverra au récent Ouvrage collectif, Couleurs de guerre (catalogue de l’exposition présentée au Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux du 4 avril 2026 au 3 janvier 2027), Lyon, Éditons LIBEL, 2026.
[10] On prendre ainsi soin de préciser que l’on a conservé l’orthographe d’origine dans ce billet.
[11] Pour de plus amples développements je me permets de renvoyer à Le Gall, Erwan, « Les citations à l’ordre. Essai d’analyse dans une perspective régimentaire », in Harismendy, Patrick et Le Gall, Erwan (dir.), Un adieu aux armes. Destins d’objets en situation de post-guerre, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019, p. 47-64.
[12] Il pourrait s’agir de Léon Grillet, alors sous-lieutenant mais obtenant quelques mois plus tard un second galon.
[13] Arch. dép. I&V : 1 R 2012.1928 et 1 R 2112.780.
[14] Arch. dép. I&V : 1 R 2093.593.
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Erwan Le Gall (29 juillet 2026). 13 octobre 1914 : Joseph Morel part au front. Ar Brezel. Consulté le 10 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16mzq
